Tu lances ton entreprise : par où commencer pour te faire connaître ?

Main de Gaya qui écrit dans un carnet, en amont de la stratégie de contenu instagram

Numéro SIRET reçu, c’est un peu l’euphorie.

Cette entreprise, tu l’as rêvée, imaginée. Tu as ton nom de marque. Tu as peut-être même loué un cabinet ou un bureau, et maintenant que tu es immatriculée, tu te projettes dedans avec… des clients.

Sur les conseils de ta meilleure amie, ou du fils de la voisine de ta tante : tu as créé ta page Facebook, ouvert un compte Instagram et pris une magnifique photo de profil pour LinkedIn.

Tu te poses devant ton ordi, tu écris quelques posts, tu publies quelques photos et tu attends les premiers likes. De ta maman, de ton oncle, et… du fils de la voisine de ta tante, évidemment.

Mochi étourdi et débordé

Et puis… plus rien. Pas de message, pas de cliente. Tu doutes de ton activité, les semaines s’écoulent et tu te dis que ce n’était peut-être pas une si bonne idée.

Des femmes pleines de projets, avec des compétences très recherchées, mais qui se remettent en question, j’en vois très souvent. Elles pensent, à tort, que si elles n’ont pas de clientes, c’est qu’elles ne sont pas assez expérimentées, légitimes ou qu’elles ont choisi « la mauvaise activité ».

La réalité est loin d’être aussi dure que nous le sommes avec nous-mêmes. Simplement, ces entrepreneuses-là ont commencé leur communication à l’envers.

Alors on va remettre les choses dans l’ordre, avant même ce moment où tu ouvres des comptes sur les réseaux sociaux (ou crées ton site internet).

Ouvre un carnet (ou un grand cahier) et pose ta fondation.

Main de Gaya qui écrit dans un carnet, en amont de la stratégie de contenu instagram

Ce que tu fais

  1. Vide ton sac. Note en vrac tout ce que tu sais faire : tes formations, tes techniques, et même ce qui te paraît évident.
    Par exemple : relaxation, respiration, visualisation, gestion du stress, préparation aux examens, sommeil, écoute…
  2. Demande-toi « et concrètement ? ». Pour chaque compétence, qu’est-ce que la personne en face vit avec toi ?
    « Gestion du stress », concrètement, c’est une séance d’une heure où on apprend des exercices de respiration à refaire chez soi.
  3. Raconte-le comme à une amie. Où ça se passe, combien de temps ça dure, comment ça se déroule, avec quoi la personne repart de chez toi.
    « On se voit au cabinet ou en visio. On discute d’abord de ce qui t’amène, puis je te guide dans des exercices, et tu repars avec deux ou trois outils à utiliser au quotidien. »
  4. Fais le tri. Entoure ce que tu as vraiment envie de proposer, et barre ce que tu sais faire mais qui ne t’anime pas.
    Par exemple : tu gardes le stress et le sommeil, et laisses de côté la préparation aux examens.
  5. Remplace ton titre par un verbe. « Je suis… » devient « J’accompagne », « Je crée », « J’anime »…
    « Je suis sophrologue » devient « J’accompagne, en séances individuelles, les personnes stressées qui dorment mal. »

Note bien ici que l’étape 3 est primordiale : si tu sais l’expliquer de manière précise et concise à une amie et qu’elle te comprend du premier coup, alors tu as déjà posé une première base solide.

Pour qui

  1. Regarde qui est déjà venu vers toi. Tes premiers clients, les personnes de ton entourage qui t’ont demandé conseil, celles à qui tu as fait des séances gratuites.
    Par exemple : repense à tes premières séances : beaucoup de mamans, deux étudiants, une collègue en burn-out, ta voisine qui dort mal.
  2. Cherche ce qu’ils ont en commun. Pas l’âge ni le métier, mais le moment de vie qu’ils traversent ou le problème qu’ils rencontrent.
    La plupart des mamans venaient au moment de la reprise du travail, épuisées et débordées.
  3. Écoute leurs mots. Qu’est-ce qu’ils t’ont dit en arrivant, avec leurs phrases à eux ?
    « Je cours toute la journée. » « Je n’ai plus une minute pour moi. » « Le soir, je n’arrive pas à m’endormir, je pense à tout ce que j’ai à faire. »
  4. Choisis celleux avec qui tu as le plus envie de travailler. Celleux qui te donnent de l’énergie, pas celleux qui te paraissent « les plus rentables ».
    Par exemple : tu peux vouloir accompagner ces mamans parce que toi-même tu es passée par là.
  5. Décris-le en une phrase : sa situation, puis ce qu’il vit.
    « Des femmes qui reprennent le travail après leur congé maternité et qui ont l’impression de courir toute la journée. »

Choisir, ce n’est pas exclure. Tu continueras d’accueillir une cible bien plus large que ton « client idéal ». Simplement, avoir une personne précise à qui parler, ça structure tes messages. Parce que, je le répète : « parler à tout le monde, c’est parler à personne ». (Et hop hop hop, je te renvoie vers l’article sur ton client idéal qui t’offre même un outil gratuit pour bien le cerner !)

Ce que ça change pour tes clients

  • Pars de l’avant. Reprends les phrases que tes clients t’ont dites en arrivant (celles de l’étape « Écoute leurs mots »).
    Par exemple : « Je cours toute la journée. » « Le soir, je n’arrive pas à m’endormir. »
  • Demande-leur ce qui a changé. Si tu as déjà eu des clients, pose-leur la question. Sinon, repense à ce qu’ils t’ont dit en fin de séance.
    Par exemple : « Je me suis surprise à respirer avant de répondre à mon chef. » « J’ai dormi d’une traite pour la première fois depuis des mois. »
  • Remplace le flou par du concret. « Se sentir mieux » ne dit rien. Qu’est-ce qu’ils font, ressentent ou vivent différemment dans leur journée ?
    Par exemple : « Retrouver du bien-être » devient « Avoir trois outils pour se poser en deux minutes, même entre deux réunions. »
  • Promets seulement ce que tu peux tenir. Tu décris un changement que tu as vu, pas un miracle.
    Par exemple : pas « Fini l’insomnie », mais « Des soirées plus calmes et un sommeil plus serein ».
  • Écris-le en une phrase.
    « Elles retrouvent des moments de calme dans leurs journées, et des nuits plus sereines. »

Tu peux maintenant écrire ta phrase complète : « J’accompagne les femmes qui reprennent le travail après leur congé maternité à retrouver du calme dans leurs journées et des nuits plus sereines, grâce à la sophrologie. »

Maintenant, tu sais quoi dire, et surtout à qui le dire. Cette première base posée, on peut passer à la suivante :

Mochi perplexe

Bon, maintenant que tu sais quoi dire, tu te demandes sûrement « comment le dire » sans avoir l’impression de réciter une fiche produit.

Gaya en échange avec une cliente, écoute avant stratégie de communication digitale

Voici les conseils que je donne à mes clientes et sur lesquels on travaille en profondeur pour que leur communication devienne fluide et reste authentique :

  • Parler comme on te parle : reprendre les mots de tes clients plutôt que ton jargon de métier. « Mieux dormir » plutôt que « améliorer la qualité du sommeil ».
  • Parler comme tu parles : si tu tutoies en séance, tutoie dans tes posts. Si tu fais de l’humour en vrai, ne deviens pas lisse en ligne.
  • Un test simple : lis ton texte à voix haute. Si tu ne le dirais pas comme ça à une cliente en face de toi, réécris-le.

Tu sais quoi dire, à qui, et avec tes mots. Maintenant, on peut (enfin) parler de ces comptes que tu as ouverts un peu vite…

Mains qui prennent une photo avec un smartphone

Il y a un piège dans lequel on est tenté de tomber bien vite : être présente partout. Trois réseaux sociaux, un site internet, une fiche Google, etc.

C’est le meilleur moyen de s’épuiser et d’abandonner très vite.

La bonne question à se poser ce n’est pas : « quel réseau marche le mieux ? », mais plutôt : « où sont MES clients, et où est-ce que MOI je me sens le plus à l’aise et j’ai envie d’être ? »

Pour t’aider à y voir plus clair, voici où l’on retrouve le plus souvent tel ou tel type de clientèle :

Tes clients sont plutôt…InstagramFacebookLinkedInTikTok
Des jeunes adultes (18-30 ans)XX
Des particuliers de 30 à 50 ansXX
Des particuliers de plus de 50 ansX
Des parents, des famillesXX
Une clientèle locale (ta ville, ton quartier)XX
Des professionnels, des entreprisesX
Des personnes qui achètent sur un coup de cœur visuel (déco, créa, beauté)XX
Ce sont des tendances, pas des règles : tes vrais clients restent ta meilleure boussole.

Si deux réseaux sociaux sortent pour tes clients, choisis celui où toi, tu as envie d’être. C’est celui-là que tu tiendras dans le temps. Pour tes autres comptes : ce sont des comptes vitrines que tu pourras alimenter de temps en temps, si tu en ressens le besoin, ou l’envie plus tard. Mais sans pression. Mets-y simplement une photo de profil, une bio claire et un lien vers l’endroit où tu es vraiment active.

Mais les réseaux sociaux ne sont pas le seul endroit où faire ta communication. Il est nécessaire aussi de rencontrer des gens en vrai (dans les réseaux d’entrepreneurs, les espaces de coworking, aller voir des associations ou des lieux fréquentés par ta cible, etc.).

Et si tu as décidé de ne pas ouvrir de réseaux sociaux, ton site internet et ta fiche Google méritent deux fois plus d’attention. On doit te voir et te trouver si on te cherche.

Après ces trois premières bases solides, on passe à la dernière :

Tu as ton positionnement (base 1), ta façon de parler (base 2), ton lieu où grandir (base 3), maintenant, à toi de déterminer à quelle fréquence y aller, sans y laisser ton cerveau en ébullition.

Mochi stressé qui transpire

Les réseaux sociaux, ça devient très vite chronophage ET énergivore. Alors laisse-moi te dire ceci : mieux vaut poster une fois par semaine pendant des mois et des mois que cinq fois par semaine et tout lâcher au bout de 3 semaines parce que le rythme est intenable pour toi.

Ton rythme se choisit selon ta vraie vie (tes clients, ta famille, ton énergie), pas selon ce que veut l’algorithme, ou ce qu’on te répète.

Et pour démarrer ta communication avec ces bases-là, c’est déjà très bien.

  • Ton logo : prends le temps d’y réfléchir avec un.e graphiste pour poser les choses et avoir quelque chose qui te ressemble vraiment.
  • Ta charte graphique parfaite : c’est en tâtonnant qu’on sait ce qu’on veut (et ça aussi, tu peux le bosser avec une graphiste pour avoir une identité vraiment remarquable, dans un second temps).
  • Regarder ton nombre d’abonnés, de likes, de commentaires (on relâche la pression là-dessus : ton nombre d’abonnés sur les réseaux sociaux ne reflète absolument pas ton niveau d’expertise)
Mochi émerveillé

Savoir ce que tu fais et pour qui, trouver tes mots, choisir un endroit, tenir un rythme. C’est dans cet ordre-là que tu pourras commencer une communication sereine pour ton activité.

Si tu t’es précipitée dans un autre sens, et que ça ne décolle pas : ton activité ou tes compétences n’ont rien à voir avec ça. C’est juste que tu as commencé par la fin à cause du fils de la voisine de ta tante. Alors, si son prochain conseil c’est d’ouvrir un compte TikTok pour y faire des danses, tu sauras quoi lui répondre.

Design sans titre 11

Et si tu préfères ne pas faire ce chemin toute seule, c’est ce qu’on fait ensemble, pas à pas, dans mes ateliers, à Lorient et Quimperlé.

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