
Reach, hook, CTA, lead magnet… Si t’as déjà décroché au milieu d’une vidéo de « conseils com’ », cet article est pour toi.
Tu n’as pas besoin de parler comme une agence pour bien communiquer. Mais comprendre ces mots t’évitera de te sentir larguée, et de te faire embobiner.
Voici les 39 que tu croiseras le plus, avec pour chacun une définition simple, un exemple concret et mon avis en bonus. Cette liste n’est pas figée : elle va grandir au fil du temps. Alors si un mot te manque, dis-le-moi !
Instagram et réseaux sociaux
Algorithme
Le programme qui décide quels contenus s’affichent, et à qui.
Exemple : si beaucoup de gens regardent ta vidéo jusqu’au bout, Instagram se dit « elle plaît » et la montre à d’autres.
En vrai : il n’est ni ton ami ni ton ennemi. Fais des contenus qu’on a envie de regarder jusqu’au bout.
Bio
Le petit texte en haut de ton profil, sous ta photo.
Exemple : « Céramiste à Lorient · Je crée de la vaisselle faite main pour les tables qui aiment prendre leur temps · Commandes via le lien ».
En vrai : en 3 secondes, on doit comprendre ce que tu fais et pour qui. Si on doit deviner, on passe son chemin.
Carrousel
Un post avec plusieurs images qu’on fait défiler vers la gauche.
Exemple : « 5 erreurs à éviter quand on se lance », avec une erreur par image.
En vrai : c’est le format idéal pour expliquer, et celui qu’on enregistre le plus. Parfait pour montrer ce que tu sais faire.
CTA (Call To Action)
L’appel à l’action : ce que tu demandes à la personne de faire après avoir lu ton post.
Exemple : « Dis-moi en commentaire si ça t’est déjà arrivé », ou « Réserve ta séance via le lien en bio ».
En vrai : un seul CTA par post. Si tu en demandes trois, on n’en fait aucun.
Hashtag
Un mot précédé d’un #, qui classe ton contenu par thème.
Exemple : #ceramiquefaitmain, #lorient, #artisanatbreton.
En vrai : ils comptent beaucoup moins qu’avant. Trois à cinq hashtags précis valent mieux que trente au hasard.
Hook (ou accroche)
La première phrase ou la première seconde de ton contenu, celle qui donne envie de rester.
Exemple : « J’ai perdu 3 clientes à cause de cette erreur » donne plus envie que « Aujourd’hui, je vais vous parler de ma façon de travailler ».
En vrai : c’est la partie la plus importante de ton post. Si elle ne donne pas envie, personne ne lira le reste.
Impressions (ou vues)
Le nombre total de fois où ton contenu a été affiché.
Exemple : Marie a vu ton post 3 fois et Sophie 1 fois. Ça fait 2 de reach, mais 4 impressions.
En vrai : si tes vues sont bien plus hautes que ton reach, c’est que les gens reviennent sur ton contenu. Bon signe.
Reach (ou portée)
Le nombre de personnes différentes qui ont vu ton contenu.
Exemple : ton post a été vu par 300 comptes différents, ton reach est de 300.
En vrai : c’est un meilleur indicateur que les likes pour savoir si tu touches du monde.
Reel
Une vidéo courte au format vertical, comme sur TikTok.
Exemple : 20 secondes où tu montres les étapes de fabrication d’un de tes bijoux.
En vrai : c’est ce qui te fait découvrir par de nouvelles personnes. Pas besoin de danser : une vidéo simple où tu parles face caméra, ça marche très bien.
Story
Une photo ou une courte vidéo qui disparaît au bout de 24 heures. On la voit en cliquant sur la photo de profil entourée d’un cercle de couleur.
Exemple : une photo de ton atelier ce matin, avec « Aujourd’hui, je prépare vos commandes de Noël ».
En vrai : c’est l’endroit pour montrer les coulisses et créer du lien. Pas besoin que ce soit parfait, c’est même mieux si ça ne l’est pas.
Story à la une
Une story que tu gardes épinglée sous ta bio, pour qu’elle ne disparaisse pas.
Exemple : des petits ronds sous ta bio, intitulés « Qui suis-je », « Tarifs », « Avis ».
En vrai : c’est ta vitrine. Mets-y ce qu’une nouvelle abonnée doit savoir en arrivant chez toi.
Taux d’engagement
La part des personnes qui ont réagi à ton contenu : like, commentaire, partage, enregistrement.
Exemple : 100 personnes ont vu ton post et 5 ont réagi, ton taux d’engagement est de 5 %.
En vrai : les enregistrements et les partages valent de l’or. Un like se donne en scrollant, alors qu’un enregistrement veut dire « je veux garder ça ».
Stratégie et image de marque
Branding
Tout ce qui construit l’image de ta marque : ton nom, ton logo, tes couleurs, ton ton, tes valeurs.
Exemple : quand tu vois du rose, des petits personnages ronds et un ton complice, tu penses à Com’ Un Mochi. C’est ça, le branding.
En vrai : ce n’est pas qu’un joli logo. C’est l’impression que les gens gardent de toi quand ils ont fermé l’appli.
Calendrier éditorial
Le planning de ce que tu vas publier, et quand.
Exemple : lundi, un conseil ; mercredi, une coulisse ; vendredi, un avis client.
En vrai : pas besoin d’un tableau compliqué. Un agenda papier fait très bien l’affaire, tant que tu le tiens.
Charte graphique
Tes couleurs, tes typos, ton logo, et les règles pour les utiliser.
Exemple : « Toujours du vert sauge et du crème, une seule police pour les titres, le logo en bas à droite. »
En vrai : plus tu es cohérente visuellement, plus on te reconnaît vite dans le fil d’actualité.
Cible
Le groupe de personnes à qui tu t’adresses.
Exemple : « les femmes de 30 à 45 ans, jeunes mamans, qui veulent reprendre soin d’elles ».
En vrai : « tout le monde » n’est pas une cible. Si tu parles à tout le monde, personne ne se sent concerné.
Client idéal (ou persona)
Le portrait précis de la personne que tu rêves d’accompagner : ses galères, ses envies, ses mots.
Exemple : « Claire, 38 ans, infirmière, épuisée par ses horaires, qui rêve de souffler mais culpabilise de prendre du temps pour elle ».
En vrai : c’est la base de tout. J’y ai consacré un article entier, Ton client idéal n’existe pas !, et un outil pour le construire.
Ligne éditoriale
Les règles de ta com’ : de quoi tu parles, sur quel ton, et de quoi tu ne parles pas.
Exemple : « Je parle d’artisanat et de slow living, avec douceur et humour. Je ne parle jamais de promos flash. »
En vrai : c’est elle qui fait qu’on te reconnaît avant même de voir ton nom.
Personal branding
Le branding appliqué à toi-même : c’est toi, ta personnalité et ton parcours qui deviennent la marque.
Exemple : une naturopathe qui partage ses matins, ses lectures et ses doutes. On la suit pour elle autant que pour ses conseils.
En vrai : quand on est indépendante, les gens achètent aussi une personne. Te montrer, c’est déjà vendre.
Piliers de contenu
Les trois à cinq grands thèmes autour desquels tu publies.
Exemple : pour une prof de yoga, ça peut être les postures, la respiration, les coulisses des cours et les témoignages d’élèves.
En vrai : fini la page blanche. Quand tu ne sais pas quoi poster, tu pioches dans un pilier.
Positionnement
La place que tu occupes dans la tête des gens, et ce qui te rend différente des autres.
Exemple : il y a des centaines de photographes, mais « la photographe des familles qui détestent poser » se retient tout de suite.
En vrai : ta différence n’est pas forcément ton offre. C’est souvent ta façon de faire, ton parcours, ta personnalité.
Proposition de valeur
En une phrase : ce que tu apportes, à qui, et ce que ça change pour eux.
Exemple : « J’aide les jeunes mamans à retrouver de l’énergie en 3 mois, sans régime ni culpabilité. »
En vrai : si tu n’arrives pas à l’expliquer simplement, tes clientes n’y arriveront pas non plus.
Storytelling
Raconter une histoire pour faire passer un message.
Exemple : au lieu de « je propose des massages », tu racontes comment une cliente est arrivée tendue comme un arc, et repartie en disant qu’elle n’avait pas dormi aussi bien depuis des mois.
En vrai : ce n’est pas inventer. C’est raconter ce qui s’est vraiment passé, avec un début, un milieu et une fin.
Vendre sans forcer
Appel découverte
Un premier échange gratuit pour voir si tu peux aider la personne, et si vous avez envie de travailler ensemble.
Exemple : 30 minutes en visio, où la personne raconte où elle en est et où tu expliques comment tu pourrais l’aider.
En vrai : ce n’est pas un entretien de vente. C’est une conversation.
Lead
Une personne intéressée par ce que tu fais, qui t’a laissé un moyen de la recontacter.
Exemple : quelqu’un qui s’inscrit à ta newsletter ou qui remplit ton formulaire de contact.
En vrai : 50 leads qui te lisent vraiment valent mieux que 5 000 abonnées qui ne te voient pas.
Lead magnet
Un contenu gratuit offert en échange d’une adresse email.
Exemple : « Mon guide gratuit : 10 recettes anti-fatigue pour l’hiver », à télécharger contre ton email.
En vrai : il doit régler un vrai petit problème. Si personne ne le télécharge, ce n’est pas un aimant.
Parcours client
Toutes les étapes par lesquelles passe une personne, entre le jour où elle te découvre et le jour où elle achète.
Exemple : elle voit un de tes Reels, elle s’abonne, elle lit tes posts pendant deux mois, elle s’inscrit à ta newsletter, puis elle réserve.
En vrai : on n’achète presque jamais au premier post. La confiance se construit étape par étape.
Preuve sociale
Tout ce qui montre que d’autres t’ont fait confiance : avis, témoignages, chiffres.
Exemple : une capture d’écran du message d’une cliente ravie, ou « Déjà 80 mamans accompagnées ».
En vrai : un seul témoignage sincère vaut mieux que dix phrases pour dire que tu es géniale.
Taux de conversion
La part des personnes qui passent à l’action.
Exemple : 100 personnes visitent ta page de réservation et 3 réservent, ton taux de conversion est de 3 %.
En vrai : un petit taux n’est pas un échec. C’est une info pour savoir quoi améliorer.
Tunnel de vente
Un parcours organisé pour amener quelqu’un, pas à pas, jusqu’à l’achat.
Exemple : un guide gratuit, puis 3 emails de conseils, puis une invitation à réserver un appel.
En vrai : le mot fait peur, mais le principe est simple. Donner envie, rassurer, puis proposer.
Ton site et Google
Backlink
Un lien vers ton site, posé sur un autre site.
Exemple : le journal local écrit un article sur toi et met un lien vers ton site.
En vrai : pour Google, c’est comme une recommandation. Une interview ou un partenariat local, ça compte.
Landing page (ou page d’atterrissage)
Une page conçue pour un seul objectif : s’inscrire, réserver ou acheter.
Exemple : la page où l’on arrive en cliquant sur « Réserve ton atelier », avec toutes les infos et un seul bouton.
En vrai : une page, un objectif. Pas de menu, pas de distraction.
Meta description
Le petit texte gris sous le titre de ta page dans les résultats Google.
Exemple : « Céramiste à Lorient, je crée de la vaisselle faite main. Découvre mes collections et commande en ligne. »
En vrai : c’est ta vitrine sur Google. Si tu ne l’écris pas, Google choisit à ta place, et souvent mal.
Mot-clé
Les mots que les gens tapent dans Google pour trouver quelqu’un comme toi.
Exemple : « naturopathe Vannes », « idée cadeau fait main », « comment faire ses posts Instagram ».
En vrai : utilise leurs mots à eux, pas ton jargon. Personne ne tape « stratégie de contenu omnicanale ».
SEO (référencement naturel)
Tout ce qui aide ton site à apparaître dans les résultats de Google, sans payer.
Exemple : quelqu’un tape « céramiste Lorient » et ton site sort en premier.
En vrai : c’est lent, mais ça dure. Un article bien écrit peut t’amener des visites pendant des années.
La newsletter
Newsletter
Un email que tu envoies régulièrement aux personnes qui se sont abonnées.
Exemple : une fois par mois, tu envoies tes nouveautés, un conseil et une petite offre réservée aux abonnées.
En vrai : c’est le seul endroit où ton audience t’appartient vraiment. Instagram peut disparaître demain, ta liste d’emails non.
Opt-in
Le fait qu’une personne accepte clairement de recevoir tes emails.
Exemple : la case « J’accepte de recevoir la newsletter » qu’on coche soi-même dans un formulaire.
En vrai : c’est obligatoire, RGPD oblige. On n’ajoute jamais quelqu’un à sa liste sans son accord, même une cliente.
Segmentation
Trier tes abonnées en groupes pour leur envoyer des emails adaptés.
Exemple : d’un côté celles qui ont déjà acheté, de l’autre celles qui découvrent. Tu ne leur racontes pas la même chose.
En vrai : plus besoin d’envoyer le même message à tout le monde. On parle à chacune de ce qui la concerne.
Taux d’ouverture
La part des abonnées qui ont ouvert ton email.
Exemple : tu envoies ta newsletter à 200 personnes et 80 l’ouvrent, ton taux d’ouverture est de 40 %.
En vrai : l’objet de l’email fait presque tout. Écris-le comme un message à une copine, pas comme une pub.

Les questions qu’on me pose souvent
Quelle différence entre reach et impressions ?
Le reach compte les personnes, les impressions comptent les affichages. Si une même personne voit ton post trois fois, ça fait 1 de reach et 3 impressions.
Quelle différence entre branding et personal branding ?
Le branding, c’est l’image de ta marque. Le personal branding, c’est quand ta marque, c’est toi. Quand on est indépendante, les deux se mélangent souvent, et c’est très bien comme ça.
Faut-il connaître tous ces mots pour bien communiquer ?
Non. Ce qui compte, c’est de savoir à qui tu parles et ce que tu veux lui dire. Le vocabulaire, c’est juste pour ne plus te sentir perdue quand on t’en parle.

Et maintenant ?
Garde cette page sous le coude, et reviens-y dès qu’un mot te bloque. Tu peux aussi :
- t’entraîner avec les cartes du lexique dans la boîte à outils ;
- me suivre sur Instagram, où je partage très régulièrement des conseils com’ concrets ;
- t’abonner à la boîte à Mochi, ma newsletter pleine de surprises, pour recevoir les prochains articles.



Instagram et réseaux sociaux
Stratégie et image de marque
Vendre sans forcer
Ton site et Google
La newsletter
